Description et objectifs
Capital humain et marchés du travail : perspectives régionales et européennes
A l'issue du 14ème Congrès des Economistes belges de Langue française qui était consacré aux conditions de la croissance régionale, il a paru opportun d'approfondir deux sujets qui avaient été traités lors des travaux : la constitution du capital humain, d'une part, et l'accès aux différents marchés du travail, d'autre part. C'est donc sur le thème "Capital humain et marchés du travail : perspectives régionales et européennes" que le Congrès des Economistes belges de Langue française s’est déroulé pour sa 15ème édition, à Namur, les 28 et 29 novembre 2002.
Peter PRAET, Directeur de la Banque Nationale de Belgique, en ont assuré la présidence et a été assisté par deux vice-présidents : Jean- Claude DAOUST, Président de l'UPEDI, et Maurice MARCHAND, Professeur à l'UCL.
Organisation
- Albert SCHLEIPER, Président du CIFoP et Secrétaire général des Congrès
- Michel COLASSIN, Conseiller scientifique
- Daphné VAN ING, Conseillère scientifique
- Gaëtane BRIGANO, Secrétaire
Programme
JEUDI 28 NOVEMBRE 2002
SÉANCE PLENIÈRE D'OUVERTURE (Amphithéâtre Adam Smith, 9 H 00)
Accueil
Allocution de bienvenue Pr. Michel SCHEUER, Recteur des Facultés Universitaires N-D. de la Paix à Namur.
Mise en perspective des travaux Peter PRAET, Président du15ème Congrès des Economistes belges de Langue française.
Message au Congrès Madame Anna DIAMANTOPOULOU, Commissaire européenne.
Du côté de l'offre, du côté de la demande : quelques interrogations sur la politique française en direction des moins qualifiés Pierre MORIN, Administrateur de l'I.N.S.E.E., Professeur à l'Université de Metz
TRAVAUX EN COMMISSIONS 1 ET 2 siégeant simultanément de 11 H 00 à 17 H 00 dans l'Amphithéâtre Adam Smith et dans l'Auditorium E3
COMMISSION 1
Discriminations et inadéquations de l'offre et de la demande sur les marchés du travail.
Les effets bénéfiques que l'on pourrait attendre d'une reprise économique globale ne sont pas forcément identiques pour tous les travailleurs. La Commission 1 examine deux causes possibles de telles asymétries : les problèmes d'inadéquations (de localisation ou de qualification) et les problèmes de discriminations (entre genres, groupes socio-culturels ou ethniques, etc…). L'intérêt d'analyser conjointement ces deux problèmes est que, dans la plupart des cas, ils génèrent les mêmes phénomènes observables : écart de salaires entre groupes, difficultés d'accès à l'emploi permanent, taux de rotation plus élevé, chômage plus long, etc… Dès lors, les objectifs de la commission sont de
- clarifier la distinction entre ces deux sources d'inégalité et de dysfonctionnement et la nature des mécanismes en cause (y compris la croissance endogène) ;
- mesurer l'ampleur des phénomènes d'inadéquation et de discrimination ;
- examiner les politiques économiques susceptibles d'atténuer ces problèmes.
Pour atteindre ces objectifs, les approches micro- et macro-économiques, les approches théoriques et empiriques, ainsi que les aspects juridiques des problèmes de discrimination ont été associés dans le cadre du rapport préparatoire qui est le fruit de travaux pilotés par Henri SNEESSENS (UCL) et Etienne WASMER (ULB), Co-présidents. Dans leur analyse introductive, ils balisent le champ d'investigations de leur commission et présentent les autres contributions proposées par Amandine BERTRAND (ORBEM), Raouf BOUCEKKINE (UCL), Bart COCKX (UCL), Patricia CRIFO-TILLET (Université Lyon II), Benoît CRUTZEN (ULB), Marc DEBUISSON (SES, Région wallonne), Bénédicte DECKER (ORBEM), Muriel DEJEMEPPE (UCL), Mourad DE VILLERS (ORBEM), Frédéric DOCQUIER (SES, Région wallonne), Claire DUJARDIN (UCL), Pierre GRAMME (FOREM), Pierre M. PICARD (University of Manchester), Laurence POTVIN-SOLIS (Université de Metz), Cécile ROELANDT (FOREM), Harris SELOD (CREST-INSEE), Christophe SOIL (ULB), Isabelle THOMAS (UCL), Stéphane THYS (ORBEM), Eric TOULEMONDE (FUNDP), Véronique van der PLANCKE (UCL), Béatrice VAN HAEPEREN (SES, Région wallonne), Patricia VROMAN (ORBEM),
COMMISSION 2
ENSEIGNEMENT ET FORMATION - MARCHÉS DU TRAVAIL : QUELLES ARTICULATIONS ?
Bien que le rôle primordial de l'enseignement et de la formation soit souligné par tous, les systèmes éducatifs sont en crise dans de nombreux pays. Cette crise reflète les grandes questions que la société se pose sur la qualité de ces systèmes. En effet, sommes-nous certains que les critères d'efficacité, d'égalité et d'opportunité sont rencontrés par l'enseignement ? Sommes-nous convaincus que le système d'éducation et de formation peut corriger les inégalités sociales et répondre aux besoins de qualifications sur le marché du travail ? La société consacre-t-elle suffisamment de ressources au financement de son enseignement ? Ces ressources sont-elles efficacement utilisées ? Les différents travaux présentés dans le cadre de cette commission proposent une analyse multidisciplinaire de l'efficacité du système d'éducation et de formation en Communauté française de Belgique. Ils soulignent l'importance d'évaluer l'ensemble du processus permettant à toute personnes (élève, travailleur, demandeur d'emploi, etc.) de se former et d'accéder à un emploi stable. Il s'agit non seulement d'évaluer les moyens humains et financiers publics et privés mis à la disposition des acteurs du monde de l'éducation et de la formation, mais également les résultats du processus en termes d'acquisition des compétences et d'insertion dans la vie économique et sociale. La commission ne s'est pas limitée à établir un diagnostic de la situation en Communauté française. Elle a également procédé à des comparaisons internationales et chaque auteur a tracé différentes pistes de politiques publiques visant à améliorer l'efficacité de notre système qui souffre vraisemblablement de dysfonctionnements.
Robert DESCHAMPS (FUNDP) préside cette commission dont Benoît BAYENET (ULB) est le rapporteur général.
Ariane BAYE (ULg), Claire de BRIER (ICHEC), Marc DEMEUSE (ULg), Luc DENAYER et Frédérique DENIL (Conseil Central de l'Economie), Patrick FELTESSE (Fondation Travail Université), Geneviève HINDRYCKX (ULg), Dominique LAFONTAINE (ULg), Christine MAINGET (SES, Région wallonne), Christian MAROY (UCL), Robert PLASMAN (ULB), Michael RUSINEK (ULB), Paul RYAN (Cambridge University), Albert SCHLEIPER (CIFoP), Marie-Hélène SKA (Service d'Etudes, CSC), Vincent VANDENBERGHE (UCL), Géraldine WEICKMANS (FUNDP) ont procédé aux analyses qui constituent le rapport préparatoire.
VENDREDI 29 NOVEMBRE 2002
TRAVAUX EN COMMISSIONS 3 ET 4 siégeant simultanément de 9 H 00 à 14 H 15 dans l'Amphithéâtre Adam Smith et dans l'Auditorium E3
COMMISSION 3
POLITIQUES ACTIVES POUR L'EMPLOI
Depuis juin 1977 et l'adoption du traité d'Amsterdam, les questions relatives à l'emploi sont considérées par l'Union Européenne comme un des aspects essentiels de la vie économique. Le traité préconise le passage de politiques passives " visant à garantir les personnes contre le risque de non-emploi ", à des politiques actives " visant le développement de l'emploi ". En Belgique, le gouvernement a prévu explicitement en 1999 " la ferme volonté de développer un Etat social actif ". Les travaux de la Commission 3, coprésidée par Bart COCKX (UCL) et Benoît MAHY (UMH), visent à évaluer dans quelle mesure cet intérêt politique grandissant à l'égard des politiques actives est justifié, au sens où elles permettraient d'améliorer l'emploi - ce qui ne semble pas nécessairement étayé par la littérature internationale - et plus généralement le bien-être des citoyens. Ils ne souhaitent pas couvrir un point de vue strictement académique mais élargi à d'autres horizons. Ils soulignent les aspects multidimensionnels et souvent interdépendants que peuvent représenter les politiques, les formes et les modalités qu'elles peuvent prendre, les groupes qu'elles peuvent ou non cibler ou la diversité des effets qu'elles peuvent provoquer.
Un premier ensemble de contributions considère ces politiques de façon globale. Au niveau microéconomique, Thomas BRODATY (Université de Paris I Panthéon-Sorbonne), Bruno CREPON (CREST-INSEE) et Denis FOUGERE (CNRS, CREST-INSEE) présentent une analyse très fouillée des méthodes d'évaluation et l'appliquent empiriquement à la situation française ; cette analyse illustre un objectif essentiel de notre Commission : comprendre les problèmes d'évaluation et leurs implications. Au niveau macroéconomique, Eric DOR (Université Catholique de Lille) et Bruno VAN DER LINDEN (UCL) évaluent l'impact de dispositifs qui relèvent d'une logique de sanction (notamment en matière d'assurance-chômage) ou d'incitation (formation des chômeurs). Emmanuel DHYNE (Banque Nationale de Belgique) et Benoît MAHY évaluent, au niveau des entreprises, l'effet des politiques de subvention, accompagnées ou non de formation. Un deuxième ensemble aborde des politiques particulières. Marlène CORMANN (FOREM) étudie ainsi le Plan Jeunes +, dispositif wallon d'élargissement de l'offre de services aux jeunes peu qualifiés. Bart COCKX, Christian GŒBEL (UCL), Jean RIES (UCL) et Mareva SABATIER (Université de Savoie) estiment l'impact de la suspension des allocations de chômage sur l'insertion de la population féminine. Olivier PLASMAN (SES, Région wallonne) analyse le nouveau Plan de Résorption du Chômage en Région wallonne, dispositif public de création d'emplois. D'autres dispositifs destinés à des personnes très peu qualifiées sont ensuite considérés en termes d'emploi mais aussi de bien-être. Ides NICAISE (KUL) d'une part, Anna D'ADDIO (UCL et Université d'Aarhus) et Catherine LEFEVRE (UCL) de l'autre s'intéressent aux facteurs qui peuvent rendre ces dispositifs plus favorables en termes d'insertion et de qualité de vie. Un troisième ensemble présente le point de vue des bénéficiaires des programmes. Bert LUYTS et Gustave BRUYNDONCKX (ATD Quart Monde) expriment la façon dont des personnes en situation particulièrement fragile peuvent percevoir ces programmes et ainsi en conditionner les effets et les modalités de fonctionnement. Donatienne DESMET et Georges LIENARD (UCL) se placent sous l'angle de l'individu privé d'emploi et abordent l'aspect multidimensionnel et les implications du processus d'insertion avant de proposer plusieurs orientations qui visent à renforcer certaines pratiques ou à en suggérer de nouvelles.
Disponible en ligne :
NICAISE I., L'insertion par l'économique: une politique appropriée pour les plus défavorisés ? Cockx, B. and B. Mahy (2002), "Les Politiques Actives pour l'Emploi. Introduction générale"
COMMISSION 4
DEPARTS A LA RETRAITE ET SECURITE SOCIALE
On observe dans de nombreux pays européens et particulièrement en Belgique un très faible taux d'activité chez les personnes âgées de 50 à 65 ans. Cela conduit à un âge effectif de la retraite de 57 ans pour les hommes et de 54 ans pour les femmes alors même que la longévité ne cesse de croître. Les travaux de la commission portent en premier lieu sur une étude des raisons de ces départs à la retraite précoces. C'est en partant d'une meilleure compréhension de ce phénomène qu'on devrait trouver les méthodes permettant d'inverser cette évolution récente et donc d'assurer à terme la viabilité financière d'un système de retraite fondé sur le principe de la répartition. Il apparaît qu'en modifiant les paramètres-clés des systèmes de protection sociale pour personnes âgées (retraite, invalidité, chômage, préretraite) dans les trois grands régimes, l'âge de la retraite peut être relevé non pas de manière uniforme, mais en tenant compte des caractéristiques individuelles des travailleurs. Dans les facteurs explicatifs de la cessation d'activité, il est intéressant d'étudier le rôle que jouent les partenaires sociaux avec le consentement plus ou moins passif de l'Etat pour régler les problèmes de restructuration à leur avantage et sans doute au détriment de la collectivité. Dans les pays où les fonds de pension sont plus développés qu'en France et en Belgique, ils sont parfois utilisés avec les préretraites pour accélérer les départs à la retraite de travailleurs jugés coûteux. Mais l'allongement de la vie active ne peut pas être un processus linéaire pour deux raisons au moins. Certaines personnes, même si leur espérance de vie croît, ne pourront travailler au-delà d'un certain âge, 55 ans par exemple, à cause de leur état de santé ou à cause de la pénibilité de leur occupation. Par ailleurs, certaines professions (enseignants, infirmières, …) ne peuvent être pratiquées au-delà d'une certaine durée. Cela ne veut pas dire que la retraite soit la solution. Elle n'est ni financièrement, ni humainement souhaitable. Il faudrait songer à un changement de carrière ou à un passage à un horaire plus souple. D'autres pays ont un âge de la retraite nettement plus élevé que la Belgique grâce à un marché du travail qui témoigne de plus d'ouverture et de flexibilité à l'égard des travailleurs âgés. Il ne serait donc pas téméraire de dire oui à un relèvement de l'âge de la retraite, mais avec le souci de ménager les intérêts des travailleurs les plus fragiles.
La présidence de cette commission est assurée par Pierre PESTIEAU (ULg) qui, avec Raphaël DESMET (ULg), rapporteur général, met le thème en perspective et introduit ainsi les autres contributions. Celles-ci sont dues à Antoine BOMMIER (INED et INRA), Eric BONSANG (ULg), Georges CASAMATTA (Université de Toulouse), Bruno CREPON (CREST-INSEE), Etienne de CALLATAŸ (Banque Degroof), Bernard DELHAUSSE (ULg), Arnaud DELLIS (Cornell University), Nicolas DENIAU (Direction du Trésor, Paris), Alain JOUSTEN (ULg), Barbara LIPSZYC (ULg), Jean-Marie LOZACHMEUR (ULg), Thierry MAGNAC (INRA et CREST), Dimitri PAOLINI (ULg), Sergio PERELMAN (ULg), Sébastien PEREZ-DUARTE (CREST-INSEE), Olivier PIERRARD (UCL), Muriel ROGER (INRA), Fatemeh SHADMAN-METHA (UCL), Henri SNEESSENS (UCL), Annick THYRE et Jean-Claude VANDERMEEREN (FGTB wallonne).
SEANCE PLENIERE DE CLÔTURE (Amphithéâtre Adam Smith, 14 H 45) Conclusions des travaux présentées par les délégués des quatre commissions.
Animation : Maurice MARCHAND, Vice-président du 15ème Congrès.
Capital humain : entre marché et partenariat ? Les défis du XXIème Siècle.
Débat auquel ont accepté de participer : Jean-Philippe COTIS, Chief Economist, Chef du Département Affaires étrangères, OCDE ; Henry INGBERG, Secrétaire général, Communauté française Wallonie-Bruxelles ; Michel JADOT, Président du Comité de Direction, Ministère fédéral de l'Emploi et du Travail ; Vincent REUTER, Administrateur-délégué, Union Wallonne des Entreprises.
Animation : Jean-Claude DAOUST, Vice-Président du 15ème Congrès.
Allocution de clôture Peter PRAET, Président du 15ème Congrès.
RECEPTION
Date(s) et lieu(x) Date(s) : Du 28 novembre 2002 au 29 novembre 2002 Activité terminéeLieu(x) : CIFoP Avenue Général Michel, 1B 6000 Charleroi.
Modalités
Renseignements et inscription : Gaëtane Brigano, brigano.gaetane@cifop.be, 071/53.29.06, bureau N° 120 Fax : 071/53.29.00 Avenue Général Michel, 1B 6000 Charleroi
Publications
● 15ème Congrès des Economistes Belges de Langue Française Ξ Publication : 15ème Congrès - Commission 3 - Rapport préparatoire (Ajouter au caddie) Ξ Publication : 15ème Congrès - Commission 4 - Rapport préparatoire (Ajouter au caddie) Ξ Publication : 15ème Congrès - Commission 1 - Rapport préparatoire (Ajouter au caddie) Ξ Publication : 15ème Congrès - Commission 2 - Rapport préparatoire (Ajouter au caddie) Ξ Publication :
Livre des actes du 15ème congrès (Ajouter au caddie)
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